Tout Sélestat dans la galette des Rois

Tout Sélestat dans la galette des Rois
Tout Sélestat dans la galette des Rois
Mémoire


Des membres de Mémoires de Sélestat et le boulanger Marcel Kientz présentent la collection de fèves consacrées au patrimoine de Sélestat. Photo Matthieu Meyer-Doye
Pour la fête des Rois, les gourmands trouveront dans les galettes d'un boulanger des fèves à l'effigie de bâtiments de la cité humaniste.


« Quand j'étais gosse, au moment de la galette des Rois, mon père allait toujours chercher de la cendre dans le fourneau, s'en frottait les mains et noircissait les joues de celui qui avait la fève, pour le rendre plus ressemblant avec les Rois mages ». C'est un passionné d'histoire locale, Marcel Rebhuhn, membre de l'association Mémoires de Sélestat, qui évoque ce souvenir.

Cette année, une initiative commune de Mémoires et du boulanger Marcel Kientz comblera sans doute les fabophiles, surtout s'ils s'intéressent au patrimoine de leur ville : les galettes du boulanger seront farcies avec des fèves consacrées à la cité. Sept modèles différents, dont cinq représentants des bâtiments emblématiques de la ville. Le sixième représente le logo de Mémoires de Sélestat et le septième montre le fournil de Marcel Kientz.

« C'est ce dernier, qui est membre de l'association, qui en a eu l'idée », indique Jean-Marc Husser, président de Mémoires. Le boulanger s'est donc adressé à son fournisseur, dans l'Isère, à qui il a fallu fournir les photos des bâtiments choisis.

« Mémoires de Sélestat est une jeune association et je veux lui proposer une aide », explique le boulanger. Ce dernier a fait faire 2500 fèves « Sélestat ». Mais on n'en trouvera que 1800 dans les galettes. En effet, pour les collectionneurs, 100 plaquettes contenant les sept modèles seront mises en vente, au prix de 10 euros reversés à l'association Mémoires. On les trouvera chez le boulanger, au Neja Waj.

« On a eu les premières fèves il y a un mois et les membres du comité ont passé quelques soirées à les fixer sur les cartons », s'amuse le président.

Reste un mystère pour les collectionneurs : 2500 divisé par sept ne donne pas un résultat entier. Il n'y a donc pas la même quantité de tous les modèles. Mais personne ne peut dire le nombre de chaque modèle, ni a fortiori quel est le plus rare. « C'est le hasard du fabricant », conclut Marcel Kientz.

L'ancien et le moderne
Restait l'embarras du choix pour les bâtiments. « On voulait allier le moderne et l'ancien et représenter les quartiers ». Seront donc immortalisés le château d'eau, point de repère pour les visiteurs, la Tour neuve, entrée de la vieille ville, l'église Notre-Dame de la Paix, emblème du Heyden et qui va fêter ses 50 ans, le FRAC, avec son architecture contemporaine, et la bibliothèque humaniste, symbole de l'âme de la ville.

La chasse aux galettes sera ouverte après Noël et jusqu'à fin janvier.