Place de Lattre, « un pied à la ville, un autre à la campagne »

marie-therese-paulen-apprecie-la-vue-de-son-balcon-photo-catherine-chenciner.jpg Place de Lattre, « un pied à la ville, un autre à la campagne » Marie-Thérèse Paulen apprécie la vue de son balcon. Photo Catherine Chenciner De son balcon, place de Lattre avec vue sur la Tour des sorcières et, en arrière-plan, les clochers des églises Saint-Georges et Sainte-Foy qui se profilent, Marie-Thérèse Paulen ne se lasse pas de la vue. « Magnifique. » Sélestadienne de souche, elle a passé sa jeunesse à Benfeld, puis vécu dans différents quartiers de la ville, avant de revenir, « pour la retraite, pour vieillir paisiblement », là où ont vécu ses grands-parents (et où se trouvait, il y a plusieurs siècles, un hôpital, lire ci-dessus). « Au-delà des souvenirs d’enfance, j’aime beaucoup ce quartier. On a un pied à la campagne, tout près des maraîchers, et un pied à la ville, avec toutes les commodités », développe-t-elle. Tout sourire, Marie-Thérèse Paulen évoque aussi l’odeur que dégagent, au mois de juin, les « magnifiques tilleuls » du boulevard, le long de la place De Lattre, et même celle des foins, « quand ils ont été faits sur les prés de l’Illwald ». Le centre historique si proche, elle le traverse en empruntant ses ruelles des Oies, des Canards… « C’est très beau, j’aime regarder les maisons, certaines façades ont encore des emblèmes de corporations. Autrefois, c’était un quartier de paysans. Enfant, j’y ai vu des vaches. Dans la maison en face de la mienne, il y avait un maréchal-ferrant, dont la porte donnait de l’autre côté ». Elle se rappelle également « un endroit mythique à Sélestat, le CCA ». « C’était le Cercle catholique, il était très actif. Il y avait une fanfare, de la gymnastique. Les fillettes faisaient les majorettes », détaille-t-elle. Longtemps impliquée dans la vie associative locale, Marie-Thérèse Paulen, 67 ans, est toujours active au sein du foyer paroissial, situé juste derrière son domicile. « Évidemment, il y a l’inconvénient de la circulation sur le boulevard », admet-elle, regrettant en outre, au passage, le manque de poubelles et l’excès de déjections canines. Mais, elle qui n’a pas de voiture, relativise aussitôt : « Il y a un arrêt de bus juste en bas. On ne peut pas tout avoir. Une ville ça vit, il y a du mouvement, il y a du bruit ». Somme toute, conclut-elle : « Que demander de mieux ? ». le 26/09/2012 par C.C.

Journal L'ALSACE