Patrimoine

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Découvertes sous le signe de David

 

La Journée européenne de la culture juive était programmée dimanche passé dans une trentaine de pays.

Le thème de cette année était « l’art ». À Sélestat, on a pu se pencher sur l’esthétique du bâtiment de la synagogue, ses vitraux et objets liturgiques, mais également sur l’aspect historique des lieux. Le cimetière juif était à visiter aussi, avec des tombes anciennes remarquables.

La visite s’effectuait avec des explications données par des membres de la communauté, mais également par Jean-Marc Husser, président de l’association Mémoires de Sélestat.

Une exposition en janvier 2011

Le lieu de culte, vu de l’intérieur ou de l’extérieur, présente un intérêt certain. Il a été inauguré en 1890. « Nous avons prévu » précise Jean-Marc Husser « de réaliser une exposition sur ce thème de la synagogue, fin janvier, au caveau Sainte-Barbe. Le bâtiment a été inauguré très exactement le 3 septembre 1890. Elle a donc fêté ses 120 ans. La Poste est aussi concernée. Elle fait partie de ces édifices wilhelminiens ». La vie de l’édifice n’a pas été de tout repos. Notamment durant la Seconde Guerre mondiale, période où le bâtiment avait été laissé à tous vents. La coupole avait été détruite, le métal la recouvrant ayant servi à fabriquer des munitions.

Dimanche, le public pouvait également emprunter l’escalier en colimaçon qui mène au sous-sol de la synagogue. Là se trouve encore le mikvé, bain rituel qui rappelle par son aspect certains autres, vus dans des thermes anciens. Là aussi, trace émouvante du passé, car ce bassin n’est plus utilisé à Sélestat, mais il « vibre » encore de présences passées. L’agencement de l’espace en question avec ses colonnes et ses murs en briques revêt un cachet tout à fait remarquable.

Dans la synagogue toujours, mais au rez-de-chaussée, on pouvait se pencher sur une exposition de photos anciennes, installées là par l’association de Jean-Marc Husser, mais également sur une autre concernant la culture juive.

Les visiteurs paraissaient ravis de s’informer sur la question et expliquaient qu’ils découvraient avec bonheur les aspects, entre autres, d’une religion « qu’on n’osait pas réellement approcher sans cette journée européenne » assurait une visiteuse sélestadienne.

JSA