Les Cloches

Les cloches se sont envolées

Depuis deux ans, les cloches de l'église Saint-Antoine sont muettes, le clocher présentant des défauts de structure. A l'occasion des travaux de solidification, le beffroi avec ses trois cloches a été descendu hier matin. La structure métallique sera remplacée par une autre en bois.

 « On habite le quartier depuis 50 ans et on ne savait pas qu'il y avait trois cloches. » Mariette Simon profite donc de l'occasion pour photographier le beffroi, descendu quelques minutes plus tôt du clocher de l'église Saint-Antoine.

En seulement
deux heures

 Placées au beau milieu de la cour, les cloches sont entourées des bons soins des employés de l'entreprise André Voegele de Strasbourg-Koenigshoffen.
 « C'est rare que l'on sorte tout le beffroi en un seul bloc, remarque Bruno Frankhauser, chef monteur. Nous avons pu profiter du démontage du clocher. Autrement, les cloches auraient dû être décrochées, suspendues au clocher et les pièces du beffroi découpées à la meuleuse. »
 « Le boulot nous a pris deux heures au lieu de deux jours, se réjouit Serge Jacob, monteur. Pour nous, c'est un plaisir. » « La difficulté, continue Bruno Frankhauser, c'est de descendre les cloches sans les rayer ou les casser. »
 « Le beffroi métallique sera remplacé par un beffroi en chêne, indique frère Édouard, membre de la famille missionnaire Notre-Dame. Le beffroi date de la construction de l'église, dans les années 30. Les cloches ont été installées en 1982. Et c'est déjà l'entreprise Voegele qui avait fait l'installation électrique. Mais nous n'étions pas encore là. C'étaient les Franciscains qui occupaient les lieux. »

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jeudi prochain

 Le montant des travaux s'élève à 215 000 € : 185 000 € pour la maçonnerie, réalisée par l'entreprise Scherberich, et 25 000  pour le support des cloches et les abats-sons, volets, en bois ici, qui rabattent le son des cloches vers le sol.
 « Il n'y en avait pas auparavant, explique soeur Caroline. Cela protègera aussi le clocher de la pluie. Nous pensons que ça peut expliquer une partie de l'usure actuelle. »
 « Le beffroi en chêne est déjà préparé à l'atelier », dit Serge Jacob. « On va réutiliser les cloches, poursuit son collègue. On ne sait pas encore si on va remplacer les jougs, ou moutons, les pièces de bois qui supportent les cloches. » Pour le choix du matériau, le chêne a été préféré : « Ça absorbe mieux les vibrations. Et c'est plus costaud. »
 Ces travaux sont co-financés par l'État, la région et la commune ; 150 000 € restent à la charge de la communauté religieuse. Le beffroi sera réinstallé jeudi prochain.
 Et les cloches ne sonneront qu'au mois d'octobre, à nouveau quatre fois par jour, à 7 h 50 pour les laudes et l'angélus du matin, à midi pour l'angélus de milieu de journée, à 17 h 35 pour les vêpres et à 19 h pour l'angélus du soir.

 

Édition du Sam 29 août 2009

 

 

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