Le nez en l'air

Le nez en l’air Un dernier détail patrimonial pour clore l’été


 

Quelques-uns des détails qui étaient à dénicher au cours de l’été avec L’Alsace et l’animatrice du patrimoine de la Ville de Sélestat, Violette Gouy. Photos Jean-Stéphane Arnold

Quelques-uns des détails qui étaient à dénicher au cours de l’été avec L’Alsace et l’animatrice du patrimoine de la Ville de Sélestat, Violette Gouy. Photos Jean-Stéphane Arnold

Après la rentrée de septembre, voilà la fin de notre rubrique « Le nez en l’air », saison 2.

La rubrique « Le nez en l’air » proposé de manière hebdomadaire par L’Alsace et Violette Gouy, animatrice du patrimoine à la Ville de Sélestat prend fin en ce début septembre.

Les plus perspicaces de nos lecteurs auront pu dénicher ces détails relevés par Violette Gouy au fil de ses déplacements dans la cité humaniste. Une preuve que si l’on prend le temps de lever le nez, justement, on peut trouver dans la veille de fort jolies choses, pas toujours faciles à voir.

Les Sélestadiens dans leur ensemble sont fiers de ce patrimoine et l’entretiennent, en paroles ou en actes. Même si l’on dit qu’il ne faut parfois pas s’arrêter à des détails, ici, cela aura été l’inverse.

1. En résumé, le premier de ces détails était la statue de sainte Barbe. Elle se trouve à l’angle de l’arsenal du même nom, place de la victoire. Là encore, qui la remarque aujourd’hui, s’il ne lève pas un peu le nez ? Les touristes, sûrement, qui prennent foule de photographies… des cigognes quelques mètres plus haut !

2. Le second détail concernait un personnage bien connu à Sélestat : Beatus Rhenanus. C’est un lion qui porte ses armes sur la fontaine de la rue du 17-Novembre.

3. Un buste du roi David ou d’Erato, la muse de la poésie constituait le troisième détail, qui a failli périr dans un incendie, au-dessus de l’auberge de la Paix, rue du Président-Poincaré.

4. Le pignon néogothique de la chapelle Saint-Quirin, rue de l’hôpital était le quatrième détail : il était censé protéger de la maladie avec les ornements qu’il porte.

5. Cinquième détail : un fronton Renaissance avec deux têtes de pierre, situé au Mönchhof, rue Sainte-Foy. Il cache un escalier à vis qui mène jusque dans un grenier sur trois niveaux.

6. Le sixième détail aura marqué son époque : il s’agit de la tête de l’empereur Guillaume II. Pas très grande et assez haute perchée, elle se trouve sur le pignon néoroman de l’église Sainte-Foy.

7. Le 7 e détail a un aspect plutôt engageant, mais il s’agit… d’un diable ou d’un diablotin, qui nous regarde derrière les barreaux de son cachot, place du Docteur-Kubler. Il fait partie des gravures de l’ouvrage de Sébastien Brant, La nef des fous.

8 et 9. Enfin, les 8 e et 9 e détails représentaient respectivement une tête de bélier, se trouvant antérieurement à l’Auberge du Bouc ! (aujourd’hui foyer Saint-Charles), et deux têtes de pierre pour le dernier épisode, située sur une maison au fond de l’impasse du Canal.

le 13/09/2011 par Jean-Stéphane Arnold

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