La courte vie d’un médecin brillant et artiste de talent

Le socialiste louis boltz felicite francois kretz au soir du second tour de l election municipale de mars 1983 collection jean marc husserLa courte vie d’un médecin brillant et artiste de talent Le socialiste Louis Boltz félicite François Kretz au soir du second tour de l’élection municipale de mars 1983. collection Jean-Marc Husser Le socialiste Louis Boltz félicite François Kretz au soir du second tour de l’élection municipale de mars 1983. collection Jean-Marc Husser Tags François Kretz (1944-1987), dont le père est né à Bindernheim, voit le jour à Bischwiller. Il devient docteur en médecine à Strasbourg en 1967. Selon le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne (NDBA), il est aussi diplômé en sciences politiques, droit et sociologie, et l’auteur d’une étonnante étude de sociologie médicale sur « Le goitre endémique dans le Ried ». C’est également un pianiste et peintre talentueux qui intègre les milieux artistiques de Berlin, où il vécut plusieurs années. En 1976, il s’installe en tant que médecin à Sélestat, avec son frère Hervé. L’un de ses patients, l’ancien maire sélestadien Albert Ehm, l’encourage à se lancer en politique. « Réservé », d’après Jean Hurstel, il savait se mettre en colère, par exemple quand « un certain Dr François Kretz avait été contrôlé à plus de 200 km/h au volant de sa Porsche à Strasbourg » et que la presse l’avait visé ; « mais ce n’était pas lui, il n’avait pas de Porsche ». Parmi ses contributions pour Sélestat en tant que maire, il sauva la caserne Schweisguth de la démolition avant d’initier sa réhabilitation, et lança le festival Sélest’art. D’après Jean Hurstel, même l’un des fervents opposants du maire Kretz, Gilbert Estève, « a toujours reconnu qu’il avait donné un nouveau souffle à Sélestat ». « Il est à l’origine de la zone piétonne », ajoute Jean-Marc Husser, président de l’association Mémoires de Sélestat, qui relève que François Kretz se distingue pour avoir été un maire sélestadien ne vivant pas à Sélestat mais à Ohnenheim, et qu’il n’est pas enterré au cimetière de la ville, mais à Lièpvre.

DNA