Il n’a jamais perdu une élection municipale

Photographie le 26 mars 1971 le conseil municipal juste elu avec en bas de gauche a droite edouard reysz georges klein le maire maurice kubler marcel wincker et raymond stein photoIl n’a jamais perdu une élection municipale Maurice Auguste Kubler (1923-2003) est originaire de Moosch, dans la vallée de Thann. « C’était le fils d’une famille francophile, chassée lors des deux guerres… Ils étaient sur une liste noire », précise Jean Hurstel, qui évoque par ailleurs un homme discret, « timide ». D’après le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne (NDBA), auquel il a régulièrement collaboré, Maurice Kubler s’inscrit en 1942 à la faculté de Strasbourg, alors repliée à Clermont-Ferrand. Engagé en septembre 1944 dans la brigade d’Alsace-Lorraine, il reprend ses études à Strasbourg après la guerre avant d’être nommé interne à l’hôpital de Sélestat en 1949. Il y sera chef de chirurgie de 1963 à 1988. « Je crois, contrairement à ce qui disait Albert Ehm, qu’il a réalisé beaucoup de choses pour la ville», affirme Jean Hurstel. Au cours des trois mandats successifs de maire du Dr Kubler, Sélestat a connu un bel essor et a notamment vu l’amélioration de sa voirie, l’agrandissement du lycée Koeberlé et les constructions de la caserne des pompiers, du lycée Schwilgué, du collège Mentel, des écoles maternelles Robert-Schuman et Jean-Monnet, etc. Un nouveau cadastre, des rénovations patrimoniales et le jumelage avec Waldkirch sont aussi à mettre à son actif. Très impliqué dans la vie culturelle et associative, Maurice Kubler était aussi « un des principaux rédacteurs de la société d’histoire de la Bibliothèque humaniste », rappelle Jean Hurstel. « C’était un grand érudit, un très bon chercheur en histoire locale, je suis admiratif. » Le Dr Kubler a été élu maire à chacune de ses trois tentatives. « Il détient le record que Marcel Bauer voudrait bien égaler, peut-être même surpasser », conclut Jean Hurstel dans un sourire.

DNA