Foyer Saint-Georges

c-etait-en-1965-lors-de-l-inauguration-des-petites-salles-du-foyer-saint-georges-dr.jpg Bas-Rhin Alsace Centrale Exposition Un siècle d’histoires au foyer Saint-Georges C’était en 1965 lors de l’inauguration des petites salles du foyer Saint-Georges. DR Le foyer Saint-Georges de Sélestat fête ses cent ans lors de sa kermesse ce week-end. Les photos anciennes y sont reines. La kermesse de la paroisse catholique de Sélestat a lieu ce week-end. Elle est précédée cette année par une exposition montée avec la complicité de l’association Mémoire de Sélestat. Documents, photos et souvenirs rassemblés rappellent quelques pages de l’histoire du foyer. Les portes de l’exposition sont ouvertes depuis hier de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. « Nous fêtons le centenaire du foyer de la rue du Gartfeld », explique Arnaud Grandadam. Il supplée Marcel Brunstein qui, cette année, ne peut porter le poids de la responsabilité de l’événement de la paroisse Saint-François et Sainte-Claire de Sélestat. Les dangers des robes moulantes... L’exposition retrace 100 ans de fonctionnement de ce foyer à travers des documents et photos que des Sélestadiens gardaient précieusement chez eux. Des équipes d’Ames Vaillantes y ont grandi. Les locaux accueillaient surtout les jeunes filles encadrées alors par des religieuses et un aumônier. Les réunions avaient lieu après l’office des vêpres jusqu’à 18 h 30. Des photographies datant de 1912 montrent les demoiselles du patronage Sainte-Odile, d’autres de la fin des années 20 évoquent le théâtre. À l’époque, au foyer, on met en garde les filles qui portent des habits « trop moulants ». « En cas de chute accidentelle dans l’Ill, la noyade est inévitable si les vêtements féminins sont trop moulants comme le veut la mode… », dit la consigne. De 1925, il reste les souvenirs du groupe de mandolines et de guitares et des séances de danse. Le théâtre permettait aussi de parler des conditions de travail comme le rappelle cette pièce intitulée « Ca suit », présentée par les filles qui étaient syndiquées. Il est question de la JOCF. « Nous avons surtout appris à vivre ensemble », note ce témoin qui se souvient de Sœur Marie-Assumpta et de Sœur Paulina. « Le bâtiment a toujours été réservé aux mouvements paroissiaux », note Arnaud Grandadam. Les locaux accueillaient aussi des générations d’acteurs amateurs qui jouaient des pièces de théâtre en alsacien. « La dernière rénovation a été entreprise en 1982 sous l’impulsion de l’abbé Lucien Wirth, alors curé de la paroisse Saint-Georges », rappelle le responsable de l’exposition inaugurée vendredi à 18 h. Samedi 9 et dimanche 10 juin, le foyer accueillera aussi la kermesse paroissiale. le 07/06/2012

Journal L'ALSACE