Billets de memoires67

Sélestat :Retour sur 70 ans d’élections municipales (épisode 1 : 1945-1965)

Si le maire joseph klein avait accueilli le president de la republique vincent auriol a selestat le 4 juillet 1948 albert ehm recoit a l hotel de ville le president de gaulle le 21Le maire albert ehm au centre lors de l inauguration du nouveau centre hospitalier de selestat le 6 mai 1961Sélestat Retour sur 7 0 ans d’élections municipales (épisode 1 : 1945-1965) Les urnes se souviennent Si le maire Joseph Klein avait accueilli le président de la République Vincent Auriol à Sélestat le 4 juillet 1948, Albert Ehm reçoit à l’hôtel de ville le président de Gaulle, le 21 novembre 1959. - Si le maire Joseph Klein avait accueilli le président de la République Vincent Auriol à Sélestat le 4 juillet 1948, Albert Ehm reçoit à l’hôtel de ville le président de Gaulle, le 21 novembre 1959. - 2 / 2 Le maire Albert Ehm (au centre) lors de l’inauguration du nouveau centre hospitalier. de Sélestat, le 6 mai 1961. - Si le maire Joseph Klein avait accueilli le président de la République Vincent Auriol à Sélestat le 4 juillet 1948, Albert Ehm reçoit à l’hôtel de ville le président de Gaulle, le 21 novembre 1959. - A quelques semaines des élections municipales (23 et 30 mars), jetons un œil sur l’histoire des scrutins du genre à Sélestat depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Entre 1945 et 1965, une première page de la vie politique locale d’après-guerre s’écrit avec les maires Joseph Klein (de 1945 à 1953) et Albert Ehm (de 1953 à 1965), raconte l’érudit Jean Hurstel. Septembre 1945 : Joseph Klein, premier maire d’après-guerre C’est fin septembre 1945 qu’ont lieu les premières élections municipales d’après guerre. Sélestat compte alors environ 10 000 habitants. Et les femmes peuvent (enfin !) voter. Jean Meyer, élu maire en 1935 et qui occupe la fonction durant et juste après le conflit, ne se représente pas. « Deux listes s’affrontent à Sélestat : ‘‘Entente démocratique’’ et ‘‘Action patriotique’’», explique Jean Hurstel, en précisant que « les électeurs ont largement exploité la possibilité de biffer des noms et de panacher » les listes. Le 23 septembre, le premier tour voit 18 personnes obtenir suffisamment de voix. Une semaine plus tard, les résultats du deuxième tour désignent la dizaine d’autres élus qui complètent le conseil municipal. Ce dernier élit largement Joseph Klein (1900-1978) au poste de maire. Membre du Mouvement républicain populaire (MRP), un parti d’inspiration démocrate-chrétienne et centriste créé l’année précédente, le nouveau premier magistrat a pour adjoints Nestor Schoepf, Robert Damm et Jacques Haxaire. « Trois résolutions sont aussitôt prises, raconte Jean Hurstel : 1. Remercier le général de Gaulle pour l’œuvre réalisée pendant la guerre, au nom de la Ville de Sélestat (Charles de Gaulle était alors le chef du gouvernement provisoire) ; 2. Tout entreprendre pour que les soldats de Sélestat encore en captivité (dans les camps soviétiques surtout) puissent rentrer le plus tôt possible ; 3. maintenir l’hôpital de Sélestat dans les locaux de l’Ecole normale. » Octobre 1947 : les mêmes, et quelques sièges… à gauche L’avènement de la IVe République entraîne de nouvelles élections deux ans plus tard. La liste « Entente communale » du maire sortant Joseph Klein obtient seize sièges. Les trois autres listes candidates se partagent le reste des places. Six pour le Rassemblement du peuple français (RPF) du général de Gaulle, trois pour la liste du parti communiste (PCF) et deux pour les socialistes de la liste « Union démocratique ». Joseph Klein conserve le siège de maire et les mêmes adjoints. Sur la même liste, Georgette Ulmer est réélue, pour de bon cette fois-ci ! Cette assistante sociale, qui au premier tour de l’élection de 1945 avait obtenu le plus de voix parmi les candidats, avait été déclarée inéligible « en raison des statuts », souligne Jean Hurstel sans avoir pu obtenir plus de précision. Rare (pour ne pas dire unique) femme engagée en politique à Sélestat, elle tiendra sa place au conseil municipal jusqu’en 1965. On retrouve aussi parmi les personnes réélues Jules Wachenheim, Léon Hihn ou le docteur Albert Bur, qui fut le premier président du conseil général du Bas-Rhin d’après guerre, entre 1945 et 1949. Avril 1953 : Albert Ehm s’impose en force Depuis 1949, Albert Ehm (1912-1983) est conseiller général à Sélestat, après avoir occupé la fonction à Marckolsheim depuis 1947. Notamment conseiller de la République et sénateur de 1947 à 1950, l’enseignant se présente en tête d’une liste aux élections municipales sélestadiennes de 1953, fort d’une solide expérience politique ; au point même d’avoir été impliqué dans une affaire de mœurs * à la fin des années 40, provoquant sa rupture avec le MRP dont il avait intégré les rangs à la Libération. Après une pause politique forcée durant laquelle il revient à son métier de professeur de philosophie (au lycée Koeberlé notamment), c’est donc en indépendant qu’il conduit à Sélestat la liste « Action sociale et communale » en 1953. Au début de cette année-là, la condamnation au procès de Bordeaux de treize Malgré-Nous alsaciens, enrôlés dans l’unité SS responsable du massacre d’Oradour-sur-Glane en 1944, soulève l’indignation en Alsace et crée la polémique. L’ensemble des élus alsaciens proteste énergiquement et les élections sont reportées de plusieurs semaines, avec un premier tour le 26 avril. A l’issue des scrutins, la liste d’« Entente communale » du maire sortant Joseph Klein ne compte que quatre élus. Celle menée par l’adjoint Robert Damm (MRP et indépendants), cinq élus et la liste d’« Alliance populaire » proche du RPF, deux. Albert Ehm emporte une victoire écrasante. Lui-même récolte 5 465 voix (plus de 2000 voix d’avance !) au premier tour et seize conseillers municipaux sont issus de sa liste dont, pour l’anecdote, Werner Killy, oncle du champion de ski Jean-Claude Killy. Elu maire avec 18 voix sur 27, Albert Ehm a pour adjoints Othon Jaegert, Joseph Heim et Henri Hettler et « invite les colistiers de l’ancien maire Joseph Klein à coopérer avec la nouvelle majorité », note Jean Hurstel. Mars 1959 : le maire sortant ne partage pas A l’issue de son premier mandat de maire, « Albert Ehm est réélu dès le premier tour avec toute sa liste » le 8 mars 1959. Sa liste « Action sociale et communale » bat l’autre équipe en lice, « Union démocratique et sociale ». « Le maire sortant recueille 5 396 voix et son colistier le moins bien élu 3 936 voix », relève Jean Hurstel. « Seuls deux membres de la liste d’opposition dépassent les 2 000 suffrages : Robert Damm (2 084 voix) et Marcel Wincker (2 296 voix), qui avait été capitaine de l’équipe de football du SC Sélestat en 1937, en finale de la coupe d’Alsace. » Le doyen de l’équipe Joseph Heim est élu premier adjoint. « Georges Jaegert et Albert Lumann ont été élus deuxième et troisième adjoints, en dépit de leurs réserves, M. Jaegert souhaitant l’élection d’un conseiller plus jeune et M. Lumann souhaitant se désister de ce poste pour raisons professionnelles. Plus tard, Eugène Bauer et Georgette Ulmer (anciens opposants à Albert Ehm) compléteront le staff des adjoints, Georges Jaegert s’étant retiré et devenant le ‘‘porte-parole’’ de la future opposition. » Doté d’un fort charisme, Albert Ehm « était un très grand maire de Sélestat, il était doué en tout », estime Jean Hurstel. S’il mène de nombreux projets dans la ville, il apparaît trop dépensier pour certains, au point de créer des dissensions au sein de son propre camp. Il échouera aux municipales de mars 1965 face à la liste du docteur Maurice Kubler, qui sera maire jusqu’en 1983. Après Albert Ehm s’ouvrira un « nouvel acte de la vie politique » à Sélestat, considère Jean Hurstel. Et s’il n’est plus premier magistrat, il restera député de la circonscription jusqu’en 1978 et conseiller général jusqu’en 1979. * « une sombre machination politique montée dans son propre camp », estime son frère André Ehm dans Albert Ehm, une vie passionnée au service des autres. La mission exaltante de premier magistrat à Sélestat, 1953-1965 , éd. Pamélys (disponible à la médiathèque de Sélestat). Remerciements à Jean-Marc Husser..

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Maison KOENIG enracinée dans la famille

Anne koenig a pris la succession de ses parents daniel et mireille alors que rien ne l y predestinait photo dnaUn cadre conserve par la famille koenig regroupe plusieurs vieilles photos ou l on retrouve notamment au centre charles koenig qui a debute l exploitation du magasin avec son epousIl n’était pas écrit que 95 ans plus tard, la maison Koenig ferait encore partie de la famille. Pourtant, depuis 1919, le commerce qui y est exploité se transmet de génération en génération, comme si rien ne pouvait y changer. La maison Koenig, rue des Chevaliers, est une vieille dame. « Elle fait partie de la famille. D’ailleurs, quand on en parle, on a tendance à la personnifier », confie Anne Koenig, qui y gère aujourd’hui le magasin Ambiance et Styles. Cette bâtisse est entrée dans la famille Koenig en 1919. Et ne l’a plus quittée. L’histoire commerçante de la famille Koenig remonte à 1892, année où Marie Koenig, arrière-grand-mère d’Anne, lance son affaire. « Elle était repasseuse de métier, raconte Daniel Koenig, père d’Anne et petit-fils de Marie. Pour ses 20 ans, sa marraine lui a offert un petit stock de vaisselle et une charrette en osier, avec laquelle elle a commencé à faire le marché de Sélestat. » Puis Marie épouse Charles Koenig, issu d’une famille de jardiniers. Ensemble, les époux débutent une affaire de vaisselle : ils disposent d’un dépôt, rue Turenne, pour stocker les marchandises qu’ils vendent dans tous les marchés de la région grâce à deux fourgonnettes et deux chevaux. Lorsque survient la Première Guerre mondiale, fourgonnettes et chevaux sont réquisitionnés. Marie et Charles doivent se contenter du marché de Sélestat. En 1919, ils achètent le 24 de la rue des Chevaliers et en 1921, le 25, pour en faire un commerce partagé entre une partie vaisselle et une partie armurerie. Cette dernière est confiée au fils aîné de Charles et Marie, prénommé lui aussi Charles, qui en a appris le métier. Quelques années plus tard, Charles fils épousera une fille fortunée et ouvrira une armurerie place Kléber à Strasbourg. Ses parents continueront quant à eux d’exploiter le magasin de Sélestat et ses deux activités jusqu’en 1940, année où les Allemands feront fermer le magasin. Un commerce longtemps partagé entre vaisselle et armurerie Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, le magasin rouvre. Georges, deuxième fils de Marie et Charles, en prend les rênes avec son épouse Marguerite, jusqu’en 1968, où son fils Daniel et son épouse Mireille prennent le relais. Le couple poursuit l’exploitation des deux activités avant de finalement arrêter l’armurerie au début des années 80, l’acquisition de la licence devenant de plus en plus lourde. En 2006, Daniel et Mireille décident à leur tour d’arrêter et s’apprêtent à vendre le fonds de commerce. C’est alors qu’Anne fait part de son envie de reprendre le magasin, bien que rien, pourtant, ne l’y prédestinait. « J’ai demandé à mon père s’il était prêt à passer tous les jours devant le magasin en se disant qu’il n’était plus à nous. Moi, je n’étais pas prête », assène Anne. « Sa décision m’a causé du souci. J’avais un repreneur, tout était quasiment bouclé », indique Daniel, avant d’avouer, qu’au fond de lui, il était content que la « vieille dame » demeure dans la famille. Le choix d’Anne Koenig peut sembler étonnant, d’autant que ses parents ne l’ont jamais obligée à reprendre. « Je les ai toujours entendus me pousser à faire autre chose. On en discute parfois avec des collègues. Dans nos métiers, ça se transmet de génération en génération et, quelque part, on se sent obligé de reprendre. Je pense m’être sentie obligée. » La prof d’histoire rattrapée par la « vieille dame » Dans un premier temps, Anne a pourtant écouté ses parents puisqu’elle a longtemps été professeur d’histoire. Après avoir enseigné dans la région lilloise, elle est revenue en Alsace, avant de se mettre en disponibilité pour consacrer son temps au magasin Ambiance et Style du 25 rue des Chevaliers et perpétuer ainsi la lignée des Koenig à la tête du commerce. Comme si un lien invisible unissait Anne à cette bâtisse. Comme si la vieille dame avait un pouvoir attractif sur la famille Koenig. « J’ai toujours travaillé ici », s’excuse-t-elle presque. Que ce soit à l’adolescence ou, un peu plus tard, les week-ends ou lorsqu’elle n’avait pas cours. Anne sait bien qu’elle n’a pas choisi la facilité et qu’elle a abandonné « 18 heures de cours par semaine et les vacances scolaires. Attention, je ne dis surtout pas qu’enseigner est un métier facile, mais nos métiers des arts de la table sont physiques. » Rien ne dit que les enfants d’Anne reprendront un jour le magasin. « Pour l’instant, ils n’ont que 7 et 10 ans », tempère la gérante. Tous deux sont pourtant déjà attachés à la Maison Koenig. En plus d’habiter au-dessus du magasin, ils descendent souvent faire leurs devoirs dans un bureau situé à l’arrière de la boutique. A l’image de ce que ses parents ont fait avec elle, Anne ne les poussera pas à reprendre l’affaire. Mais sait que s’en séparer sera « un déchirement. Ça fait tellement partie de notre vie que le jour où il n’y a plus ça, il y aura un manque. » Article DNA par Florent ESTIVALS

Commerces de 1900 à nos jours

La boulangerie reibel rue de verdun egalement document remisL’association Mémoires de Sélestat poursuit son cycle d’expositions à travers le vieux Sélestat. Après les auberges, bars et restaurants d’autrefois puis les quartiers du Fischerbach et des Remparts l’an passé, qui ont attiré près de 3000 visiteurs, l’association présente à partir d’aujourd’hui sa première exposition de l’année, consacrée aux commerces de 1900 à nos jours. Cette exposition devrait une nouvelle fois rappeler bon nombre de souvenirs à certains et faire découvrir aux autres un pan de l’histoire de la ville qui leur est inconnu. Sélestat a compté à un certain moment beaucoup plus que les 165 commerces actuels. « A l’époque, la grande distribution n’existait pas », observe Guy Ritter, membre de Mémoires de Sélestat. Si quelques commerces ont traversé les âges (comme les chaussures Schoepff, qui ont fêté leurs 160 ans en 2012 ou la maison Koenig), il sera surtout question des commerces aujourd’hui disparus. Une centaine de photographies et cartes postales seront affichées au caveau Ste Barbe et retraceront l’histoire commerçante de Sélestat, où le marché du mardi matin, qui date du 15e siècle, serait le plus vieux d’Alsace. On y verra ainsi le salon de coiffure qui se trouvait en lieu et place du Ritterhof, place du Vieux-Marché au Vin, « où, dans les années 20, venaient se faire coiffer les grandes dames de l’époque », rappelle Jean-Marc Husser, président de Mémoires de Sélestat. Le “Louvre alsacien”, place de la Victoire, où l’on trouvait des vêtements de grandes marques sera également à l’honneur. Lors de l’exposition, le collectionneur Theo Meyer tiendra une ancienne épicerie à l’intérieur du caveau Ste Barbe, grâce à du mobilier récupéré dans une ancienne épicerie de Scherwiller. Exposition sur les commerces d’antan, du mardi 28 janvier au mardi 4 février au caveau Ste Barbe, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Entrée libre. Inauguration ce soir à 17 h 30. par F.E, publiée le 28/01/2014

AG Mémoires Janvier 2014

Un dimanche particulier pour memoires de selestat 1Un dimanche particulier pour memoires de selestatUn dimanche particulier pour memoires de selestat 1C’était « un dimanche un peu particulier » pour Mémoires de Sélestat, selon les mots de Jean-Marc Husser qui a tenu, coûte que coûte, a présidé, hier matin à la salle Sainte-Barbe, l’assemblée générale annuelle de l’association. Celle-ci a duré moins de 45 minutes. En préambule, Jean-Marc Husser, le président de l’association Mémoires de Sélestat, est revenu, non sans une palpable émotion, sur ce « fameux 3 août » de l’année 2013, date à laquelle il a fait un accident vasculaire cérébral : « Depuis, je reprends goût à la vie mais j’ai toujours des trous de mémoire. Après 5 mois de rééducation et de soins intensifs, je me devais d’être là », a-t-il confié devant une salle tout ouïe. « Que la vie continue ! » Claude Schirlen, le secrétaire de l’association, a lu le compte rendu de l’assemblée générale du 13 janvier 2013 avant d’énumérer les prolifiques activités de l’association, notamment les deux expositions sur les restaurants d’autrefois et sur le quartier des Remparts qui ont remporté l’enthousiasme des Sélestadiens en quête de leurs souvenirs. Cette dernière exposition qui s’était tenue en septembre dernier avait été organisée par les membres du comité sous la houlette de Raymond Muller, remplaçant Jean-Marc Husser, convalescent. Gérard Schenck, le trésorier, a évoqué brièvement les comptes, dans le vert, de l’association : « Au 1er janvier 2014, nous avions 6 899,69 € sur nos comptes dont un excédent de solde de 728,27 €. » Après ce résumé, le réviseur aux comptes Jean-Claude Donius a donné quitus au trésorier tout en expliquant avoir épluché toutes les factures – « je dis bien toutes les factures » – épaulé du deuxième réviseur aux comptes, André Ehm. Il a fait une requête auprès de l’assemblée : « J’aimerais qu’après trois ans d’exercice, au moins l’un des deux réviseurs aux comptes soit changé pour le prochain exercice. » Personne ne se porte candidat même si Jean-Marc Husser a laissé quelques minutes de réflexion. Ce dernier demande enfin à Denise Brunstein qui accepte de leur venir en aide. La cotisation à l’association reste inchangée : 15 €. Et le tiers sortant a été réélu à l’unanimité. Le maire Marcel Bauer a ensuite prononcé quelques phrases de soutien à l’association et, en particulier, à son président : « Je suis ravi et heureux que tu aies pu reprendre les rênes de l’association. Cela aurait pu être pire mais nous savons que tu as encore des progrès à faire. Cette association qui est dans sa 6e année permet aux Sélestadiens de se replonger dans le passé récent et de revivre leurs jeunes années. Il fallait voir avec quelle amitié les membres du bureau se sont mobilisés pour faire de l’exposition de septembre un succès. Bravo, poursuivez ! » Gérard Schenck a évoqué ensuite les projets de l’association en 2014, soit une exposition sur les commerces d’autrefois du 28 janvier au 5 février et une exposition, du 7 au 14 octobre, dont le thème n’est pas encore clairement défini à ce jour. « Que la vie continue », a lancé Jean-Marc Husser avant d’inviter au verre de l’amitié tous ceux qu’il a revus avec « une certaine émotion ». par Aurore Bac, publiée le 13/01/2014

AG Mémoires de SELESTAT

en-moins-d-une-heure-l-assemblee-generale-etait-pliee-photo-dna-franck-delhomme.jpg Sélestat Assemblée générale de l’association « Mémoires de Sélestat » Mémoires vives En moins d’une heure, l’assemblée générale était pliée ! Photo DNA – Franck Delhomme L’assemblée générale de l’association « Mémoires de Sélestat » a été menée hier tambour battant au caveau Sainte-Barbe de Sélestat. Ces membres prévoient deux événements, l’un autour des hôtels, restaurants et bars et l’autre autour du quartier des remparts et du Fischerbach. SI JEAN RISACHER, L’INCONTOURNABLE dessinateur sélestadien, a croqué avec brio un événement aussi important que l’arrivée du train à grande vitesse entrant en gare de Sélestat, (illustration devenue carte postale par l’entremise de l’association « Mémoires de Sélestat »), force est de constater que Jean-Marc Husser, président de ladite association, a su non seulement faire partir à l’heure l’assemblée générale mais aussi la faire arriver à quai dans des délais plus que raisonnable ! En moins d’une heure, la séance était pliée ! Pour 2013, l’association envisage deux rendez-vous. Le premier aura lieu au caveau Sainte-Barbe du 11 au 19 mai. « Jean-Paul Seidel, Théo Meyer et Charles Gill préparent l’exposition autour des hôtels, restaurants et bars de Sélestat. La cité humaniste a compté jusqu’à 90 établissements. Nous envisageons d’installer une petite buvette pour agrémenter cette exposition, la demande de licence est en cours », souligne Jean-Marc Husser. Autre événement prévu début septembre, une mise en perspective du quartier du Fischerbach et du quartier des remparts, « Nous représenterons l’ancienne piscine, le village vacances, le camping… » indique le président qui a aussi souligné l’importance des relations entretenues avec les Amis de la Bibliothèque humaniste. Hubert Meyer et Gabriel Braeuner laisseront notamment trace de l’activité de « Mémoires de Sélestat » dans le fameux annuaire. Un franc succès pour l’exposition sur la période de l’Occupation Grâce à la compétence du vidéaste Claude Schirlen et le fonds photographique de Marcel Rebhuhn, l’association « Mémoire de Sélestat » a offert à ses membres un DVD des expositions menées depuis son année de création en 2009. L’an dernier, l’association « Mémoires de Sélestat » aura été loin d’être inactive. Fin février, les membres proposent un premier rendez-vous au caveau Sainte-Barbe autour de l’école d’antan à Sélestat. En mai, ces membres participent à mettre en valeur les travaux de restauration du temple protestant au travers d’une exposition de cartes postales. Le mois suivant, l’association propose une rétrospective dans le cadre du centenaire du foyer Saint-Georges. Septembre voit le temps fort de l’année pour « Mémoire de Sélestat » : environ 3 500 personnes (re)découvrent la période sombre de l’Occupation lors de la Seconde Guerre mondiale, au caveau Sainte-Barbe qui accueille alors bon nombre de documents. Les consuls d’Israël et des Etats-Unis feront même le déplacement tandis que le colonel Herrbach propose une conférence sur cette sombre période. En octobre, les bénévoles œuvrent pour la célébration du 70 e anniversaire de l’amicale des philatélistes. Enfin, l’association « Mémoire de Sélestat » salue la mémoire du franciscain de Bourges à l’église Saint-Antoine en vendant une plaquette au profit de la famille missionnaire. « Voilà une assemblée générale bien tenue ! » félicite le maire Marcel Bauer en se rendant compte de la rapidité avec laquelle a été mené l’ordre du jour. Le premier magistrat de la commune en a profité pour féliciter le dynamisme de cette association : « Faire vivre la mémoire est important. Je salue les nouveaux membres du comité. Les associations ont besoin de personnes qui s’engagent à fond pour faire vivre la collectivité. L’association ‘‘Mémoire de Sélestat’’ permet de faire vivre la nostalgie des moments que nous avons vécus il y a 30, 40 ou 50 ans. » L’adjoint au maire Guy Ritter rejoint le comité de l’association. Le tiers sortant, à savoir Gaby Karl-Schorn, Claude Ach et Marcel Rebhuhn, a été reconduit. Les réviseurs aux comptes sont à nouveau André Ehm et Jean-Claude Donius. La cotisation reste inchangée à 15 €. L’association regroupe aujourd’hui 104 adhérents par Vivien Montag, publié le 14/01/2013

Hommage à François Kretz

20071228-dna010428.jpgin memoriam - sélestat Hommage à François Kretz FRANÇOIS KRETZ, MAIRE DE SÉLESTAT, est décédé il y a juste 25 ans dans l’exercice de ses fonctions. Dans la nuit du 27 au 28 décembre 1987, le Docteur François Kretz était emporté par un malaise à son domicile d’Ohnenheim. Il avait 43 ans. Conseiller régional et général, cet ancien maire de Sélestat a eu un parcours aussi brillant qu’atypique. François Kretz était profondément attaché à Sélestat : il était un véritable capitaine qui y a laissé son empreinte. Grand amoureux de la cité de Schletto, il aura été un édile passionné. La ville de Sélestat salue aujourd’hui la mémoire d’un homme de conviction et d’action. Ses prises de positions s’intégraient dans un ensemble pour faire avancer ses projets. Il avait le souci permanent de faire avancer les choses, d’innover et de redynamiser Sélestat. Ce 28 décembre 1987 au matin lorsque le téléphone sonna pour annoncer la disparition du maire François Kretz, ce fut une douche froide pour de nombreux Sélestadiens. Par son sens du travail et son sens de la politique, il avait donné de l’ardeur à Sélestat. Il a contribué à l’édification de la ville. François Kretz incarnait l’accomplissement et la maîtrise de sa propre vie. Il a laissé à chacun la mémoire d’un homme d’une grande volonté et d’un total dévouement à ses administrés. Il a rempli ses mandats en âme et conscience, en y mettant non seulement toute son énergie, son intelligence, mais aussi tout son cœur. Ses prises de position, son parler franc et direct faisaient de lui un maire « très attachant » pour ses concitoyens. François Kretz était parfois déroutant mais toujours fascinant, pour ses amis comme pour ses adversaires. Jusqu’au bout, il aura été un combattant, dont le départ aura été vécu avec beaucoup de tristesse par tous les Sélestadiens. publié le 27/12/2012

AG Memoires de SELESTAT

Le 13 janvier 2013 à 10h salle de conference sainte-barbe

Sélestat-Strasbourg « Bataille » pour la plus ancienne archive écrite évoquant le sapin de Noël

les-origines-de-l-arbre-de-noel-telles-que-devoilees-par-le-livre-de-comptes-de-la-ville-de-selestat.jpg 30/12/2012 Sélestat-Strasbourg « Bataille » pour la plus ancienne archive écrite évoquant le sapin de Noël Polémique avec mention Les origines de l’arbre de Noël telles que dévoilées par le livre de comptes de la ville de Sélestat. Photo archives DNA La plus ancienne mention connue du sapin de Noël remonte à 1521 et figure dans les archives de Sélestat. Proclamée capitale de l’arbre de Noël, la ville ne s’inquiète guère de références plus anciennes (re)découvertes dans les archives strasbourgeoises ( DNA d’hier). Pas question de déraciner le sapin le plus ancien… et avec lui, l’identité touristique de la ville. Insolite Peuh, même pas mal… La nouvelle remise en question par Strasbourg de la mention la plus ancienne du sapin de Noël, dont se targuait Sélestat jusqu’à présent ( DNA d’hier) agace certains Sélestadiens, quand la majorité d’entre eux reste de marbre, ou presque, devant cette nouvelle. Rivée sur ses propres archives, Sélestat n’en démord pas : le plus vieux sapin de Noël, c’est chez elle, n’en déplaise aux historiens strasbourgeois voire lettons, où une autre mention de sapin avait été découverte. Sapins à Strasbourg, mais (arbres décorés) à Sélestat L’historien strasbourgeois Jean-Paul Lingelser vient de rappeler les conclusions d’une recherche déjà publiées en 2006. Rien de neuf sous le soleil, donc. L’historien cite une archive datée de 1492, où il est dit que l’Œuvre Notre-Dame avait financé l’achat de neuf sapins pour les neuf paroisses. Et l’historien d’en déduire que ce document renforce la place de Strasbourg en tant que capitale de Noël. Soit. Mais cette révélation qui n’est plus très fraîche n’est aucunement de nature à susciter un quelconque semblant d’émoi auprès des historiens sélestadiens ainsi que de ceux qui se sont appuyés sur l’année 1521 pour bâtir toute une stratégie de marketing touristique, plus ancienne mention connue de l’arbre de Noël oblige. Bien ancrés dans leurs écrits, ces derniers estiment que l’annonce de l’historien strasbourgeois ne saurait remettre en question la primauté mondiale de Sélestat ni susciter une querelle épineuse voire une bataille des sapins entre les deux villes. Que disent les archives sélestadiennes ? Le livre des comptes de la ville signale une dépense de 4 schillings pour payer le garde forestier chargé de surveiller les mais à partir du 21 décembre ». Les mais ou meyen désignent les arbres festifs et décorés. « Ces deux archives ne disent pas la même chose, défend Hubert Meyer, l’ancien conservateur de la Bibliothèque humaniste de Sélestat. Pour Strasbourg, il n’est pas fait mention de décoration, donc il n’est pas question d’un arbre de Noël au sens festif du terme. Qui plus est au Moyen Age, on utilisait couramment des arbres pour habiller les églises. «Nous ne sommes pas rivaux» En 1494, Jean Geiler de Kaysersberg, alors prédicateur à Strasbourg, cite des branches disposées dans les maisons en guise de décoration. Donc si je reste près du texte, et en l’absence de toute précision supplémentaire, je ne peux pas affirmer que les archives strasbourgeoises mentionnent un arbre de Noël. Alors qu’à Sélestat il s’agit bien d’un arbre décoré sur une place publique. » On resterait donc très éloigné de la tradition de l’arbre décoré, qui s’est d’ailleurs peu à peu développée comme en témoigne la réglementation sélestadienne ultérieure, qui fait de plus en plus référence à la décoration de ces arbres, entre 1546 et 1600. Le sapin strasbourgeois ne fera donc pas de vagues, du moins pas du côté de Sélestat. Celle-ci ne souffre pas non plus du pied de nez des Lettons, qui, eux aussi, ont agité une archive sous le nez des Sélestadiens. « À Riga, comme d’ailleurs pour Strasbourg, on parle d’un arbre de la nouvelle année. La destination de cet arbre est peut-être davantage d’accompagner le passage à la nouvelle année que de célébrer Noël », estime Raymond Muller, historien et président des Amis de la Bibliothèque humaniste. Donc pas de polémique, Sélestat reste enracinée dans son superlatif. Le sapin de Noël doperait-il une éventuelle rivalité entre les deux villes rhénanes ? Strasbourg, pour étoffer son titre de capitale de Noël, verrait certainement d’un bon œil une petite référence historique pour dorer ses habits d’hiver. Mais Sélestat, qui communique depuis dix ans sur cette mention la plus ancienne connue, n’a aucun intérêt à lâcher du lest sous peine de remettre en cause sa politique touristique. Marcel Bauer, le maire de Sélestat, ne monte pas l’affaire en épine: « Cette référence historique doit rester alsacienne. La (re)découverte strasbourgeoise ne change rien au document de 1521, et nous continuerons de mettre ce patrimoine en avant. Si cela devait être remis en cause, je pense qu’il n’y aurait pas matière à contre-attaquer : nous ne sommes pas rivaux. » La messe est dite… depuis longtemps Quelques Sélestadiens, amoureux du patrimoine, reprochent à la municipalité de ne pas assez défendre la mention sélestadienne alors que la communication autour de 1521 a tant coûté à la ville et appellent cette dernière à revendiquer de plus belle ce gisement patrimonial. Mais l’affaire semble être globalement entendue, et cette pseudo-révélation strasbourgeoise n’ébranlera pas les arguments sélestadiens. La messe est dite… depuis longtemps. Cette pseudo-bataille aura au moins servi à rappeler que l’histoire a ceci « d’utile » qu’elle a toujours servi à fournir des arguments pour justifier de la prééminence voire de l’hégémonie d’une communauté, d’une agglomération, d’un régime ou même d’une nation sur une autre… Avec de simples sapins, cela reste heureusement très léger…

L’Alsace Plume agricole

image-2.jpg L’Alsace Plume agricole L’Alsace Plume agricole Notre collègue de l’agence de Sélestat Denis Ritzenthaler vient de prendre sa retraite. En plus de ses missions de localier, il a eu en charge la rubrique agricole et viticole, où il a su se faire respecter et apprécier du monde agricole. Il aura désormais le temps de déguster de bons vins, et de s’investir dans son mandat d’adjoint au maire à Ostwald.

Décès de Marcel Brunstein, ancien adjoint au maire

marcel-brunstein-avait-fait-un-dernier-mandat-entre-2001-et-2008-archives-l-alsace.jpg Décès de Marcel Brunstein, ancien adjoint au maire Marcel Brunstein avait fait un dernier mandat entre 2001 et 2008. Archives L’Alsace « Même si nous n’étions pas du même bord, les relations avec lui ont toujours été empreintes d’un grand respect ; c’était un homme correct, qui s’investissait dans sa fonction. » Marcel Bauer, le maire de Sélestat, s’est dit « bouleversé » par l’annonce du décès hier matin de Marcel Brunstein, à l’âge de 66 ans. « Respecté » est effectivement le terme qui revient dans la bouche de tous ceux qui ont côtoyé celui qui fut adjoint aux finances dans l’équipe de Gilbert Estève puis celle de Pierre Giersch, de 1989 à 2001. « Il avait une mentalité humaine certaine, souligne l’élu d’opposition Stéphane Klein, c’était un modèle pour un jeune élu comme moi qui a débuté à ses côtés au conseil municipal de Sélestat. C’était un travailleur acharné, faisant primer l’intérêt général sur l’intérêt particulier. » Jean-Jacques Renaudet, qui a été dix-huit ans élu à ses côtés, décrit « un homme d’une droiture comme j’en ai rarement rencontré dans ma vie, d’une intégrité incroyable ». Professeur de physiques au lycée agricole d’Obernai, marié et père de deux filles, Marcel Brunstein était entré au conseil municipal de Sélestat en 1989, comme adjoint aux finances. Il avait fait deux mandats à cette fonction, avant de faire un mandat dans l’opposition de 2001 à 2008. Il était également très impliqué dans la vie paroissiale, et était président de l’association du foyer Saint-Georges. « Si le foyer est ce qu’il est aujourd’hui, c’est grâce à lui », indique Marcel Bauer, qui rappelle par ailleurs que Marcel Brunstein et lui étaient « sur la même longueur d’onde » pour obtenir un arrêt TGV à Sélestat. le 08/11/2012 par F. Marissal

En souvenir du Franciscain de Bourges

dans-le-film-le-franciscain-de-bourges-tourne-par-claude-autant-lara-en-1968-le-role-d-alfred-s.jpgimage-1.jpgAlsace Centrale En souvenir du Franciscain de Bourges Dans le film « Le Franciscain de Bourges » tourné par Claude Autant-Lara en 1968, le rôle d’Alfred Stanke fut tenu par l’acteur Hardy Kruger. DR Félix Desgeorges, marchand de vin, boite à lettres du courrier des détenus, frère Alfred et Georges Ruetsch, interprète à la Préfecture. DR Ce dimanche, une plaque en mémoire du Franciscain de Bourges sera dévoilée au couvent Saint-Antoine à Sélestat. Celui qui sauva de nombreux prisonniers de la Gestapo à Bourges avait fini sa vie dans la Cité humaniste. C’est un beau parcours de vie, qui se termina tragiquement dans un incendie en septembre 1975 : le frère Alfred Stanke, plus connu sous le nom du « Franciscain de Bourges », aura désormais une plaque à son nom au couvent Saint-Antoine de Sélestat, là où il avait choisi de finir ses jours. Celle-ci sera dévoilée ce dimanche 28 octobre. Durant la Seconde Guerre mondiale, ce frère allemand mobilisé dans l’armée, s’illustra à Bourges, où, affecté comme surveillant et infirmier, il soigna et sauva les prisonniers de la Gestapo. Il aida même les résistants à communiquer avec l’extérieur et participa, au péril de sa vie, à la libération de prisonniers. Son histoire fut connue grâce au livre « Le Franciscain de Bourges » qu’écrivit l’un de ces prisonniers, Marc Toledano, en 1967. Le cinéaste Claude Antant-Lara en tira un film du même nom en 1968, avec Hardy Kruger dans le rôle-titre. Né à Dantzig (aujourd’hui Gdansk, en Pologne) en 1904, frère Alfred fut mobilisé comme infirmier durant la guerre et affecté à la prison de Bourges en 1942. C’est là que, fidèle à sa foi, il choisit d’aider et soigner les résistants prisonniers, torturés par la Gestapo. Allant plus loin, il devint même messager des résistants au péril de sa vie, et parvint à en sauver de la mort et de la déportation. Parmi ceux-ci, les frères Yves et Marc Toledano, arrêtés en septembre 1943. C’est leur histoire que Marc écrivit en 1967. Il raconte comment Alfred, dans sa cellule, avait expliqué ses actes : « Tout homme qui souffre est l’ami d’Alfred, quel qu’il soit, quelle que soit la couleur de sa peau, quelles que soient sa religion, son origine, sa nationalité, quoi qu’il ait fait pour mériter la prison. » Dans ce combat, il fut aidé entre autres par Georges Ruetsch, originaire de Hirsingue, marié à une jeune femme de Bourges, qui fut interprète à la préfecture durant l’Occupation, et Félix Desgeorges, un marchand de vins dont la maison servit de boîte aux lettres. La guerre terminée, il était retourné en Allemagne, du côté d’Heidelberg. En 1947, il avait été reçu en héros à Bourges. Comment ses pas l’ont-ils mené jusqu’à Sélestat ? « En 1968, quand le film fut présenté à Sélestat, il fut hébergé au couvent Saint-Antoine et s’y trouva bien, explique Marie-France Chausson, fille de Georges Ruetsch et présidente des Amis du Franciscain de Bourges. Il préférait être en France qu’en Allemagne, et s’y rendait souvent, mais il parlait mal le français ; Sélestat est donc devenu son lieu de vie. » D’autre part, il était ainsi non loin de sa sœur, avec laquelle il avait monté en 1956 une auberge de jeunesse franco-allemande à Neuried, près de Lahr. Il passa ainsi des jours paisibles à Sélestat. Mais il avait pour habitude de brûler des cierges devant des images pieuses dans sa chambre ; dans la nuit du 18 au 19 septembre 1975, un incendie ravagea sa cellule. Transporté à l’hôpital des grands brûlés à Metz, il y mourut le 23 septembre. Ses obsèques furent célébrées à la cathédrale de Bourges ; conformément à ses souhaits, il fut enterré près des tombes des aviateurs anglais et de celle de Georges Ruetsch, mort en 1963. ASSISTER Ce dimanche 28 octobre, une plaque en son souvenir sera dévoilée au couvent Saint-Antoine de Sélestat, après la messe de 10 h. Y assisteront les Chausson, et sans doute les petits-enfants de Félix Desgeorges et la sœur de Georges Ruetsch. le 27/10/2012 par Françoise Marissal

Fête du timbre Le feu sacré des philatélistes d’Alsace centrale

les-selestadiens-avaient-deja-accueilli-deux-fois-la-fete-du-timbre-archives-dominique-gutekunst.jpg Fête du timbre Le feu sacré des philatélistes d’Alsace centrale Les Sélestadiens avaient déjà accueilli deux fois la Fête du timbre. Archives Dominique Gutekunst Le feu est le thème de la Fête du timbre qui, ce week-end, est organisée à la salle Sainte-Barbe à Sélestat. Ce week-end, les philatélistes sélestadiens accueillent la célèbre « Fête du timbre ». « Cela n’était plus arrivé depuis 42 ans ! », rappelle Michel Sablier, le président, qui profite du 70e anniversaire de la société pour proposer, avec l’affiche nationale, une très grande manifestation. Seulement 118 villes de France bénéficient cette année de l’appui de la Fédération française des associations philatéliques mobilisée avec La Poste. Avec les camions de pompiers Les philatélistes occuperont le caveau, les deux étages et la place de la salle Sainte-Barbe. Le club des 2CV y a sa place avec ses vieux véhicules de pompiers puisque, après l’eau et la terre, le feu est le thème de la fête 2012. Le Gerris, l’association de découverte et de sauvegarde de la nature et du cadre de vie, enflammera la salle de conférence avec l’exposition de 80 photos. Onze auteurs montreront le feu sous divers aspects. La même salle accueillera l’association Mémoire de Sélestat qui sortira une partie de sa collection sur les années 39/45. L’amicale est née à Sélestat en 1942. Toujours au complexe Sainte-Barbe, la salle du haut est ouverte aux collections des philatélistes du cru, également à une douzaine de sociétés du groupement Alsace – Belfort. Il y aura aussi une collection de pèse-lettres et cartes postales des années 39/45. Quant aux marchands qui sont des professionnels, ils trouveront leur place au caveau. Les associations invitées, notamment les Amis de la bibliothèque humaniste ou l’association culturelle des alévis, y auront aussi un espace. Le public sera orienté vers les diverses animations. Il trouvera le bureau temporaire de la Poste qui donnera le cachet premier jour de Sélestat. Raedersheim, autre commune alsacienne, aura ce week-end son propre cachet. « Nous sommes une vingtaine de membres de l’amicale à travailler, avec l’aide de la Ville, à la préparation de cet événement inauguré samedi à 16 h en présence aussi du responsable des services de la Poste d’Alsace, d’un ancien président de la fédération… », explique Michel Sablier qui, depuis 20 ans, préside avec enthousiasme aux destinées de l’amicale. Il ajoute : « Nous avons eu deux timbres : le Haut-Koenigsbourg et la bibliothèque humaniste. Nous comptons une cinquantaine de membres. Les manifestations nous permettent de recruter de nouveaux membres… ». . Site philatelique67.e-monsite.com le 10/10/2012 par Denis Ritzenthaler

La passerelle inaugurée et le pont du Sand rendu à la circulation

la-nouvelle-passerelle-eclairee-a-cote-du-pont-du-sand-a-ete-inauguree-samedi-apres-midi-photo.jpg La passerelle inaugurée et le pont du Sand rendu à la circulation le 09/10/2012 par Raymond Schoch La nouvelle passerelle éclairée, à côté du pont du Sand, a été inaugurée samedi après-midi. Photo Raymond Schoch La nouvelle passerelle éclairée à côté du pont. Photo Raymond Schoch Après de longs travaux commencés au printemps, la passerelle jumelée au pont du Sand à Sélestat a été inaugurée samedi. En présence du maire Marcel Bauer et de nombreux habitants. C’est samedi après-midi que le pont du Sand a été inauguré officiellement et rendu à la circulation. En présence du maire de Sélestat, Marcel Bauer, de son premier adjoint Jacques Meyer, chargé de l’urbanisme, de plusieurs autres élus de la ville, de la conseillère régionale Anne Deschamps, des représentants de la SNCF et des représentants des entreprises ayant travaillé sur l’ouvrage, le pont du Sand et sa nouvelle passerelle ont été inaugurés et rendus à la circulation. Dans les cartons depuis vingt ans, les travaux avaient débuté au printemps de cette année. Ce point noir de la circulation est maintenant un espace sécurisé puisqu’une passerelle large de trois mètres, totalement isolée de la chaussée destinée aux voitures, est réservée aux cyclistes et aux piétons avec une vue sur les Vosges, le Haut-Koenigsbourg et les quartiers sud de la ville. 10 000 véhicules, 1100 piétons et cyclistes

Sélestat Fête et anniversaire chez les philatélistes

le-timbre-fete-le-feu-ce-week-end-salle-sainte-barbe-dr.jpg Sélestat Fête et anniversaire chez les philatélistes Le timbre fête le feu ce week-end salle Sainte-Barbe. DR Sélestat Fête et anniversaire chez les philatélistes La fête nationale du timbre fait étape cette année à Sélestat. Les philatélistes et cartophiles convient aussi à leur 70e anniversaire.

Hélène de Beauvoir, artiste éclipsée par sa soeur

margarethe-murtfeld-ici-avec-raymond-muller-s-est-prise-de-passion-pour-helene-de-beauvoir-et-entr.jpg Découvrir Hélène de Beauvoir, artiste éclipsée par sa soeur Margarethe Murtfeld, ici avec Raymond Muller, s’est prise de passion pour Hélène de Beauvoir et entre autres ses gravures. Photo Françoise Marissal Grâce à une Allemande qui s’est prise de passion pour Hélène de Beauvoir, la Bibliothèque humaniste de Sélestat expose des gravures de la sœur injustement oubliée de l’écrivain. C’est une histoire assez étonnante qui conduit la Bibliothèque humaniste de Sélestat à exposer actuellement des gravures réalisées par Hélène de Beauvoir. Une histoire dont l’héroïne pourrait-on dire – même si elle récuserait ce terme par modestie – est Margarethe Murtfeld. Cette Allemande s’est prise de passion pour la jeune sœur de Simone de Beauvoir lorsque, après avoir travaillé à Paris, elle et son mari Martin ont choisi de s’installer en Alsace pour leur retraite. Au cours de leurs recherches, ils apprennent qu'à une époque, tout Saint-Germain-des-Prés venait à Goxwiller. Intrigués, ils se renseignent, et découvrent qu’Hélène de Beauvoir, sœur de l’écrivain Simone, et son mari Lionel de Roulet habitèrent de longues années dans ce village du piémont de Barr. « C’était une surprise totale, nous n’avions jamais entendu parler d’elle », se souvient-elle. Une surprise d’autant plus grande que le couple était un admirateur de Simone de Beauvoir, au point d’avoir donné son prénom à leur première fille… Apprenant que la maison est à vendre, ils se portent acquéreurs, et commence l’aventure de la deuxième vie d’Hélène de Beauvoir, disparue en 2001 à Goxwiller dans un certain dénuement. Ils découvrent qu’elle était un peintre reconnu et couru à Paris, et qu’elle eut une influence essentielle dans la prise de conscience féministe de Simone de Beauvoir. « En Alsace, elle fut d’ailleurs plus connue comme féministe que comme artiste, souligne Raymond Muller, président des Amis de la Bibliothèque humaniste. Dans les années 70, elle a créé à Strasbourg SOS Femme alternative, ainsi que le premier refuge pour les femmes battues, la fondation Flora Tristan. » Au fil de ses recherches, le couple découvre également un stock de gravures réalisées par Hélène et tombées dans l’oubli, et les achète. C’est une partie de ce fond de la collection M. de Cronenbold qui est présentée à Sélestat. « Hélène de Beauvoir a toujours fait de la gravure, reprend Margarethe Murtfeld, celle-ci lui servait de carnet de croquis pour ses peintures. » Le thème de la nature y est omniprésent ; à visée utilitaire, elles ne sont pas datées, mais on découvre les liens esthétiques avec les gravures de Picasso, Braque… Pour l’historien et membre du comité des Amis de la Bibliothèque humaniste Gabriel Braeuner, la démarche de Margarethe et Martin Murtfeld est importante : « Elle permet de rendre justice à une femme qui eut une grande importance en Alsace, région qui l’avait oubliée ensuite. » le 06/10/2012 par Françoise Marissal

Des vendanges municipales

claude-hauller-et-jacques-meyer-premier-adjoint-et-confrere-des-zewwelatreppler-ont-participe-a-la.jpgDes vendanges municipales Claude Hauller et Jacques Meyer, premier adjoint et confrère des Zewwelatreppler, ont participé à la vendange hier. Photo Asy Des vendanges municipales Hier, quelques élus – le maire Marcel Bauer en tête – et des membres des services de la Ville de Sélestat ont vendangé la vigne municipale, plantée sur le domaine des Tonneliers dans la zone industrielle Nord. Les raisins ainsi collectés dans une franche convivialité seront vinifiés par la famille Hauller. Pour Claude Hauller, « la vigne sélestadienne se porte bien, ce millésime est superbement sain même si la récolte est un peu plus tardive que celle de l’an passé ». Les élus espèrent plus d’un millier de bouteilles estampillées « vin de Sélestat ». Elles seront servies lors de cérémonies et pots organisés par la Ville, ou seront offertes à des invités de marque.

Place de Lattre, « un pied à la ville, un autre à la campagne »

marie-therese-paulen-apprecie-la-vue-de-son-balcon-photo-catherine-chenciner.jpg Place de Lattre, « un pied à la ville, un autre à la campagne » Marie-Thérèse Paulen apprécie la vue de son balcon. Photo Catherine Chenciner De son balcon, place de Lattre avec vue sur la Tour des sorcières et, en arrière-plan, les clochers des églises Saint-Georges et Sainte-Foy qui se profilent, Marie-Thérèse Paulen ne se lasse pas de la vue. « Magnifique. » Sélestadienne de souche, elle a passé sa jeunesse à Benfeld, puis vécu dans différents quartiers de la ville, avant de revenir, « pour la retraite, pour vieillir paisiblement », là où ont vécu ses grands-parents (et où se trouvait, il y a plusieurs siècles, un hôpital, lire ci-dessus). « Au-delà des souvenirs d’enfance, j’aime beaucoup ce quartier. On a un pied à la campagne, tout près des maraîchers, et un pied à la ville, avec toutes les commodités », développe-t-elle. Tout sourire, Marie-Thérèse Paulen évoque aussi l’odeur que dégagent, au mois de juin, les « magnifiques tilleuls » du boulevard, le long de la place De Lattre, et même celle des foins, « quand ils ont été faits sur les prés de l’Illwald ». Le centre historique si proche, elle le traverse en empruntant ses ruelles des Oies, des Canards… « C’est très beau, j’aime regarder les maisons, certaines façades ont encore des emblèmes de corporations. Autrefois, c’était un quartier de paysans. Enfant, j’y ai vu des vaches. Dans la maison en face de la mienne, il y avait un maréchal-ferrant, dont la porte donnait de l’autre côté ». Elle se rappelle également « un endroit mythique à Sélestat, le CCA ». « C’était le Cercle catholique, il était très actif. Il y avait une fanfare, de la gymnastique. Les fillettes faisaient les majorettes », détaille-t-elle. Longtemps impliquée dans la vie associative locale, Marie-Thérèse Paulen, 67 ans, est toujours active au sein du foyer paroissial, situé juste derrière son domicile. « Évidemment, il y a l’inconvénient de la circulation sur le boulevard », admet-elle, regrettant en outre, au passage, le manque de poubelles et l’excès de déjections canines. Mais, elle qui n’a pas de voiture, relativise aussitôt : « Il y a un arrêt de bus juste en bas. On ne peut pas tout avoir. Une ville ça vit, il y a du mouvement, il y a du bruit ». Somme toute, conclut-elle : « Que demander de mieux ? ». le 26/09/2012 par C.C.