Des retrouvailles

  Des retrouvailles entre sportifs à Sélestat

 

Annette a emmené son fils Victor pour qu’il puisse voir le portrait et les diplôme de son père à elle, le champion de gymnastique, Charles Studler. Photo Marie-Hélène Schmitt

Annette a emmené son fils Victor pour qu’il puisse voir le portrait et les diplôme de son père à elle, le champion de gymnastique, Charles Studler. Photo Marie-Hélène Schmitt

Une exposition dédiée aux sportifs qui ont marqué l’histoire sélestadienne est ouverte au Caveau Sainte-Barbe depuis mardi et jusqu’à ce soir. L’occasion de revivre de bons moments en photo et de se retrouver entre stars de l’époque.

« Nous voulions rendre hommage à celles et ceux qui ont fait l’histoire sportive de Sélestat ». Jean-Marc Husser, président de l’association Mémoires de Sélestat, organisateur de l’exposition n’est pas peu fier de l’exposition proposée actuellement au Caveau Sainte-Barbe de Sélestat. Un mois et demi de préparation a été nécessaire pour rassembler les archives personnelles qui retracent la gloire sportive dans de nombreuses disciplines : du football à la gymnastique, en passant par la lutte, le basket-ball ou le tir.

C’est avec « une fierté et un bonheur inégalé » qu’il observe donc aujourd’hui les réactions des visiteurs parmi lesquels Roger Mannhardt, dont le palmarès de Champion de France et les nombreuses sélections au niveau européen et mondial (dont une aux Jeux Olympiques de Rome en 1960) en font l’une des figures de l’exposition. « C’est génial de revoir toutes ces coupures de journaux qui datent d’il y a plus de cinquante ans, il n’y a pas de place pour tout mettre », constate l’octogénaire face à son portrait à l’âge de 19 ans. Toute une histoire est retracée sur ce pan de mur car y figurent aussi son entraîneur de l’époque, Lucien David, et son fils qui a pris la relève. « Là, c’est quand nous avions été accueillis, avec René Schiermeyer, par la mairie en 1960, en revenant des Jeux Olympiques », commente-t-il. Si un accident de la route a stoppé sa carrière sportive à l’âge de 42 ans, il garde un œil sur la lutte sélestadienne : « Il y a pas mal de jeunes prometteurs même si ce sport est un peu perdu », confie-t-il.

« Et Pépé, il est où ? »

Dans l’espace consacré à la gymnastique, Victor demande à sa tante : « Et Pépé, il est où ? ». Annette, fille de Charles Studler, champion d’Alsace, de France et, lui aussi, sélectionné aux JO de Rome, montre avec fierté le visage de son père. « Avec mes frères et sœurs, lorsque nous étions jeunes, nous étions plongés dans cet univers avec les diplômes et le nettoyage des coupes, se souvient-elle, j’espérais depuis longtemps qu’un jour il y aurait quelque chose pour la mémoire de mon père et ça me fait bien plaisir de revoir ces documents et que d’autres personnes puissent se souvenir des champions du passé ».

« À cette époque, on avait des champions à Sélestat »

Quant à Gérard Salomon, il a été vainqueur de la Coupe d’Alsace avec le SCS en 1962. « Cette exposition, c’est extraordinaire, cela représente des heures et des jours de travail, les organisateurs ont du mérite ! », admire l’ancien footballeur. « À cette époque, on avait des sportifs et des champions à Sélestat, j’ai même retrouvé une photo de mon beau-père qui faisait de la gymnastique et du foot. »

À voir, comme tous ces témoignages qui éclairent l’histoire de la Ville la plus sportive de France, jusqu’à ce soir, au Caveau Sainte-Barbe.

Y ALLER L’exposition ferme ces portes ce soir. Il faut donc en profiter, aujourd’hui de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, au Caveau Sainte-Barbe à Sélestat. Carte numérotée 0 à 300 de Jean Risacher, Ville la plus sportive, en vente à 2 € au profit de l’association Mémoires de Sélestat.

le 23/05/2011 par Marie-Hélène Schmitt