Dans mon quartier

Dans mon quartier

Le commerce met de l'ambiance au centre-ville

Sainte-Foy et ses environs regorgent de détails magnifiques. Photos Jean-Stéphane Arnold


Nouvel épisode de notre série sur les quartiers de Sélestat. Cette fois, Sainte-Foy en son cœur, mais aussi la place du Marché aux Choux. Sans oublier l’impasse d’Enfer… !

 

Au centre de Sélestat, les habitants ont des avis partagés sur leur quartier. Une dame qui cherche un portefeuille dans une boutique trouve qu’en quelques années, « c’est plus agité. De nouvelles familles se sont installées, et c’est moins tranquille qu’avant ».

Avis contraire chez une jeune femme, Aurélie, qui trottine avec une poussette, elle emmène son petit Lyam chez le médecin. « J’étais rue Poincaré avant ; ici, c’est beaucoup plus tranquille ».

Chez les commerçants, on est plutôt enthousiaste. À la boulangerie Fonné-Reibel de la rue de la Grande Boucherie, « il y a une bonne ambiance entre commerçants ». Le quartier est aussi jugé plutôt calme. Un peu trop ? « C’est vrai qu’ici, on est un peu excentré mais il y a des animations, sur le parvis de Saint-Georges ; une bonne chose » estime Fides Reibel, la boulangère.

L’esprit boutiques

La commerçante regrette que bon nombre de familles soient parties, et que « ce soit des promoteurs qui rachètent et louent. Avant, il y avait des familles sélestadiennes, les gens se connaissaient. C’était plutôt sympathique ». À « La Java de Lili », magasin de bijoux, objets de décoration, vêtements, encens, épices et thé, de la rue du Marteau, Aurélie se réjouit de son installation à Sélestat il y a deux ans. « Il règne une bonne ambiance dans le quartier. Je trouve que Sélestat a su garder cet esprit des petites boutiques. Il faut apprendre à redécouvrir cette ville, elle le mérite ! ». La jeune commerçante conclut : « Il faut entreprendre à Sélestat ». Ça sonnerait presque comme un slogan politico-commercial !

Dans ce quartier on trouve aussi l’impasse d’Enfer. Elle côtoie les pompes funèbres des Anges, et le restaurant au Phénix. On est rassuré…

Jean-Stéphane Arnold
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